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Fédération Impériale et Royale d'Athlétisme
REGLEMENT
 
L’athlétisme est un sport rigoureux et, pour être universel, il a fallu ériger des règles identiques pour tous. Juges et athlètes doivent parler le même langage. La référence est le Manuel de la FIRA.
 
Athlète : Il est normalement inscrit avant la compétition. Lorsqu’il arrive sur le stade, il doit se présenter au secrétariat pour se faire pointer et retirer son dossard. Il doit être au courant de l’horaire des épreuves et peut alors s’échauffer sur le terrain réservé à cet effet. A l’heure indiquée, il va se présenter à la ‘’chambre d’appel’’ où il est informé de sa série ou de sa position dans le concours et des modes de qualification pur les tours suivants
Sur le terrain de compétition, il y pénètre avec les autres concurrents et se dirige vers le lieu de son épreuve (départ ou aire de concours).
 
Courses : Jusqu’au 400m inclus (y compris les haies) les athlètes courent dans le couloir qui leur est affecté, d’un bout à l’autre de l’épreuve et partent obligatoirement en starting-blocs/ Le starter vérifie la tenue des athlètes et leur dossard, il attribue les couloirs et, à l’heure prévue donne les commandements suivants : ‘’à vos marques’’, puis ‘’prêts ?’’ avant de déclencher le coup de pistolet, à condition que les coureurs soient immobiles. Les coureurs ne doivent pas changer de couloir ni empiéter sur la ligne intérieure de leur couloir, surtout en virage
A partir du 800m, les coureurs partent en position debout, sans starting, après le seul commandement ‘’à vos marques’’ avant le coup de feu.
En dehors du 800m où les coureurs effectuent un virage en couloir avant de se rabattre ‘’à la corde’’ (bord intérieur de la piste), les athlètes partent ‘’en ligne’’ avant de se rabattre sans se gêner ni se bousculer
Pour les relais, sont définies des zones de transmission marquées sur la piste, ainsi que des zones d’élan pour les relayeurs. Le 4x100m se déroule entièrement en couloirs ; le 4x200m et le 4x400m ont une portion en couloir ; les autres relais se déroulent en ligne.

Pour les épreuves d’obstacles, les coureurs doivent passer au-dessus de la haie et ne pas la renverser délibérément, les barrières de steeple sont franchies librement et la rivière doit être franchie dans sa longueur.
Sauts : En hauteur et à la perche, les montées de barre sont fixées à l’avance. L’ordre de passage des concurrents est tiré au sort. A l’appel de son nom, l’athlète dispose d’1 minute en hauteur et d’1,30 minute à la perche pour effectuer son essai. Il a droit à 3 tentatives par hauteur de barre mais au bout de trois échecs consécutifs, le sauteur est éliminé et l’on retient la dernière hauteur franchie pour effectuer le classement de l’épreuve. Le saut valable est le franchissement de la barre, sans la faire tomber avec son corps ou avec la perche.

En longueur et au triple saut, l’ordre de passage est tiré au sort. A l’appel de son nom, l’athlète dispose d’1 minute pour effectuer son essai. Tous les concurrents ont droit à 3 essais, chaque saut reconnu valable est mesuré et, au terme de ces 3 essais, les 8 meilleurs sauteurs ont droit à 3 essais supplémentaires, qu’ils exécutent dans l’ordre inverse du classement intermédiaire (c’est le meilleur saut de chaque athlète qui entre en ligne de compte). Le classement final du concours tient compte du meilleur essai des concurrents sur l’ensemble du concours (3 ou 6 essais).Le saut est reconnu valable si le sauteur ne dépasse pas la ligne d’appel au cours de sa tentative, et sort de la fosse de réception en avant de la marque laissée dans le sable.
Lancers : L’ordre de passage des concurrents est tiré au sort. A l’appel de son nom, l’athlète dispose d’1 minute pour effectuer son essai. Tous les concurrents ont droit à 3 essais, chaque lancer reconnu valable est mesuré et, au terme de ces 3 essais, les 8 meilleurs lanceurs ont doit à 3 essais supplémentaires qu’ils exécutent dans l’ordre inverse de ce classement intermédiaire (c’est le meilleur lancer de chaque athlète qui entre en ligne de compte). Le classement final se fait sur le meilleur essai de l’ensemble du concours (3 ou 6 essais).
Le règlement précise la manière de lancer, l’engin doit retomber à l’intérieur des lignes de secteur et le concurrent ne doit pas dépasser la limite de l’aire d’élan.
 
Le Jury
Une compétition d’athlétisme nécessite un important corps d’officiels pour assurer le bon déroulement des épreuves. La validité des performances est tributaire d’un jury compétent, d’où le besoin de formation sanctionnée par des diplômes de divers grades.
 
Organisation générale
Préalablement à la compétition, l’organisateur doit prévoir l’horaire, tenir compte du nombre de concurrents par épreuve, du nombre de tours prévus (séries, demi-finales, finale, concours de qualification ou non…), des installations pour répartir les concours, notamment. Il doit convoquer le jury, le répartir en fonction des épreuves et des compétences de chacun, s’assurer des postes de responsabilités (secrétariat, juge-arbitre, speaker…).
Pour les compétitions de haut-niveau, il est prévu un Directeur de compétition, responsablede l’organisation générale : logistique, médias, publicités, buvettes, tribune officielle, sécurité, service d’ordre, repas du jury, déplacements éventuels…
Un Directeur de réunion est indispensable pour le déroulement proprement dit de la compétition : respect des horaires, passage des athlètes sur le terrain, liaison avec tous les postes.
Il est responsable du jury : présence, rotation, remplacement éventuel.
Il supervise le secrétariat : inscription et qualification des athlètes, attribution des dossards, tirages au sort, vérification des feuilles d’épreuves, modes de qualifications, montées de barres, vérifications des résultats de terrain, diffusion des résultats officiels…
Un Directeur Technique qui est responsable du terrain et du matériel (installation des haies, fourniture des engins de lancer et du matériel nécessaire aux diverses épreuves : instruments de mesure, plasticine, râteaux, balais, chiffons, fiches, drapeaux, anémomètres, panneaux d’affichage etc…Il s’assure, en outre, de la police du terrain : seuls les athlètes en compétition et les juges en activité seront sur l’aire de compétition.
Un Speaker, pour informer les athlètes et le public. Il annonce la composition des séries, le mode de qualification pour le tour suivant, les temps de passage pour les courses de demi-fond, les positions intermédiaires dans les concours, le résultat de toutes les épreuves et les records éventuellement améliorés, la présentation des vainqueurs et lauréats du podium. Son intervention doit être sobre, précise, à voix claire et distincte. En dehors des rencontres, il doit limiter ses commentaires sur le déroulement des épreuves.
 
La Compétition
 
Courses : Un juge-arbitre doit s’assurer du bon déroulement des courses : départ, déroulement, arrivée. Il est aidé par des commissaires de course qui signalent toutes les infractions commises : respect du couloir, empiètement sur la ligne intérieure des virages, mauvais franchissement d’obstacles, passage de relais hors-zone, bousculades et incidents divers.
Un Starter en chef qui est maître des départs, en relation avec l’arrivée, des Starters de Rappel, des Aides-Starters pour vérifier la tenue des athlètes, leurs dossards, le placement dans les couloirs, surveillance des positions dans les blocs de départ, et, après le coup de feu, être prêts à réagir à un faux-départ, en avertir le fautif, retirer le matériel au moment opportun et préparer la course suivante.
Des Juges à l’Arrivée pour déterminer le classement dans l’ordre où les athlètes franchissent la ligne, tenant compte de la première partie du corps qui atteint la ligne (épaule ou torse).
Des Chronométreurs qui prennent le temps de chaque athlète entre le coup de pistolet et l’atteinte de la ligne d’arrivée. Actuellement, le chronométrage électrique entièrement automatique permet de donner le classement et les temps au 1/100 de seconde pour chaque concurrent. S’il existe une centrale de faux-départs, elle détermine le fautif et indique le temps de réaction des athlètes en appui sur les blocs de départ. Il est nécessaire de disposer d’un anémomètre pour les courses jusqu’à 200m. Situé au milieu de la ligne droite d’arrivée, le Préposé à l’Anémomètre règle l’appareil pour qu’il soit déclenché durant 10 secondes pour les 100m et 200m et 13 secondes pour les 100m et 110m haies ; la vitesse moyenne du vent est communiquée et permet d’homologuer ou non un record (limite à 2m/sec).
 
Sauts : Un Juge-Arbitre par concours aidé de plusieurs Juges-Officiels (5 au minimum) pour assurer l’ensemble des tâches. Appeler le concurrent, déclencher le chronomètre, vérifier l’exécution du saut et sa validité (à l’aide d’un drapeau blanc ou rouge, un juge indique à l’athlète et au public si le saut est bon ou mauvais), mesurer, remettre en état le sautoir (remonter la barre, façonner la plasticine, ratisser, niveler le sable, selon le cas), enregistrer la performance au centimètre, la vitesse du vent pour la longueur et le triple saut nécessitant un Anémométreur, informer les athlètes et le public en inscrivant les données sur un tableau d’affichage, établir le classement final avant de remettre les résultats au secrétariat, accompagner les lauréats au podium.
 
Lancers : Deux Juges-Arbitres par concours (un seul au poids) aidés par plusieurs Juges-Officiels (5 au minimum) pour assurer le bon déroulement de l’épreuve en assurant l’ensemble des tâches. Appeler le concurrent, déclencher un chronomètre, vérifier l’exécution du jet et sa validité, repérer le point de chute (impact précis), utiliser un drapeau blanc ou rouge pour indiquer si le lancer est validé, mesurer, enregistrer la performance au centimètre, informer l’athlète et le public à l’aide du tableau d’affichage, établir le classement définitif, faire parvenir les résultats au secrétariat et accompagner les lauréats au podium
Cross-Country : Une épreuve de cross nécessite un certain nombre de personnes pour le bon déroulement de la compétition. Il faut un ou plusieurs Starters pour assurer le départ du peloton (aide d’un élastique pour limiter les faux-départs, et maintenir les coureurs derrière la ligne). Des Juges-Arbitres sont nécessaires sur le parcours aidés de nombreux Commissaires situés aux endroits stratégiques, pour éviter les fraudes si le circuit n’est pas balisé, pour orienter les coureurs et éviter les erreurs de parcours quand les routes se croisent, empêcher les ‘’raccourcis’’ profitables aux tricheurs.
Au niveau de l’arrivée, il faut prévoir un système de couloirs pour canaliser les arrivants qui sont parfois ‘’en paquets’’ au moment du sprint, la fatigue peut amener certains coureurs à se faire dépasser dans les couloirs, là encore, des Commissaires sont utiles pour assurer le service d’ordre. En bout de couloirs des Juges récoltent les dossards (ou les numéros) pour que le secrétariat établisse le classement final de l’épreuve à gros effectif. Bien entendu, il y a des Chronométreurs qui prennent le temps de la course et les écarts entre les coureurs.
Le même système est utilisé pour les courses sur route ; si elle concerne une distance précise (10km, semi-marathon ou marathon), le parcours devra être mesuré par des Mesureurs officiels, qui utilisent une roue de géomètre.

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