La comtesse Miri de Djimthaunics
est la fille du Chevalier Juju de Cuxzoc, ancien député-maire
de Gabypolis (capitale de la colonie impériale de Schupettéae)
et arbitre international de balle au pied. Cette Catholique fervente s'est
toujours engagée dans la cause des minorités ethniques, sociales
et sexuelles.
Elle fréquente le gymnase de la Sainte-Dagesse à Gabypolis puis poursuit ses études universitaires à la faculté de droit et des sciences de Breith-Xadul, ainsi que la faculté de lettres du Sacré Parchemin. Diplômée d'études supérieures de droit privé, de sciences politiques et d'histoire du droit, elle est également docteur en droit et docteur en sciences politiques.
Titulaire du BAPA (Brevet d'Aptitude à la Profession d'Avocat), du Certificat de droit et d'économie des pays du Dryland et d'une maîtrise d'ethnologie, Miri de Djimthaunics est lauréate de la faculté de droit et de sciences économiques de Breith-Xadul.
Durant sa formation, elle se rapproche de son professeur de droit, le comte Nono de Djimthaunics, qui fut directeur de cabinet de Titou Fokwabnyv, alors ministre de la justice, de 993 à 998, et elle l'épouse en 994. Avec lui, elle fréquente les milieux universitaires et ministériels.
Sur le plan de l'enseignement supérieur, elle est tout d'abord assistante à la faculté de droit et des sciences économiques puis à l'université de Luisburg en Ombrylie, 995 et 997, puis maître de conférences à partir de 998 et dirige un temps la faculté de sciences politiques de Gabypolis, poste qu'elle quitte pour ses fonctions électives nationales à partir de 1001.
En 994, elle est appelée auprès de Titou Fokwabnyv, ministre de la justice, comme conseillère technique, fonction qu'elle occupe également entre 997 et 999, auprès de Saby de Namgyx, secrétaire d'État aux Universités avant de travailler dans le secteur privé, comme administratrice puis PDG de la société des Assurances Générales Alnéennes entre 999 et 1004. Elle exerce aussi les fonctions d'avocate.
Entrée au comité central des Conservateurs Libéraux en 994, de la commission exécutive en 995 et du bureau politique en 1001, elle exerce alors en son sein certaines responsabilités en rapport avec certains de ses centres d'intérêt professionnels ou politiques : secrétaire nationale à l'enseignement et à la recherche de 996 à 998, puis aux études et projet de 998 à 1000, elle devient ensuite secrétaire générale adjointe en charge des affaires étrangères de 1000 à 1002. Mise à l'écart un temps des instances du parti à partir de 1002, elle revient en 1003 comme secrétaire nationale chargée des questions de société de 1003 à 1005 et enfin aux élections en 1003.
Lors des premières élections directes par les militants du secrétaire général du parti en novembre-décembre 1003, elle se porte candidate. Elle fait alors véritablement figure d'« outsider », face aux représentants des grandes tendances traditionnelles du mouvement conservateur. Elle arrive ainsi au 1er tour en seconde position avec 31,19 % des voix derrière son challenger (35,26) et, bénéficiant des désistements en sa faveur des deux autres candidats, elle l'emporte finalement au second tour avec 62,71 % des votes des militants le 4 décembre 1004. Elle est alors la première femme à présider un grand parti de gouvernement dans le Saint Empire d'Alnéae, et prend de fait la tête d'un part en quête du pouvoir.
En juin 1008, sur fond de crise internationale de confiance, de guerre contre des Etats voyous et du Mal de Magiobie, Miri de Djimthaunics conduit son parti à la victoire aux législatives et emporte 679 députés à la Diète impériale. Cette écrasante majorité luiépargne une coalition avec les Chrétiens Démocrates, anciens leaders de la politique du Saint Empire depuis 993, et dont seule une Ministre collabore au nouveau gouvernement.
Veuve et mère de cinq enfants, la Comtesse Miri
de Djimthaunics est Grand-Croix de l'Ordre Souverain de l'Epée d'airain,
Commandeur de l'Ordre Equestre des Protecteurs de la Vraie Foi, Commandeur
de l'Ordre du Mérite impérial, de l'Ordre des Sciences Economiques
et Sociales, et Chevalier des Arts et Lettres. Elle a écrit de nombreux
ouvrages sur le droit des familles, et des enfants adoptifs. Elle a été
parmi les rédacterus de la loi permettant aux homosexuels d'avoir
recours aux mères porteuses contre rémunération.